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07/11/2009

ALGERIE NOTRE AMOUR suite 3

TEXTE

 

L'ODEUR DU PAYS


Ahmed Saïfi Benziane


Publié le: 08/02/2007


« La Belgique, disait Brel, c'est l'odeur de la confiture dans le corridor de ma grand-mère ».

Ne parle-t-on paschez nos « exilés » volontaires ou non, guidés par leurs destins,

de l'odeur du pays, de « rihat el bled »?..

...La simplicité c'est que la citoyenneté se traduit par des actes, des réflexes, des résultats,

où que l'on soit.

...La citoyenneté a horreur de la morale, lorsqu'elle tend à prendre toute la place,

ne laissant que peu d'espace au texte, seul témoin transmissible de la mémoire.

Ce ne sont pas de vaines paroles pour meubler un vide, une panne...

..Les signes d'un bien-être inégalable au point de ne plus l'oublier malgré ce qui s'y est passé.

Ce qui s'y est passé appartient à l'Histoire qui saura, le moment venu,

restituer ses douleurs loin de toute passion.

L'Histoire sait attendre patiemment.

Elle restituera peut-être que l'indépendance d'un peuple est une affaire de principes

inscrits dans les humanitaires, véhiculés par tant de littératures,

tant de souffrances de part et d'autre.

Que l'indépendance ne doit pas être mise entre des mains tremblantes de peur devant le bonheur.

Qu'à l'indépendance de l'Algérie de nombreux Pieds-Noirs ont rejoint la « métropole »

où le décret Crémieux devait leur donner plein droit de « Dunkerque à Tamanrasset ».

Avant leur arrivée au port de Marseille en ce mois de juillet 62, le maire de l'époque venait de déclarer

« Marseille a 150 000 habitants de trop, que les Pieds-Noirs aillent se réadapter ailleurs. ».

Pendant qu'à l'initiative de la CGT, les dockers brandissaient en guise d'accueil des pancartes sur lesquelles on lisait

« les Pieds-Noirs à la mer ».

En réalité, la vaste majorité de ces « rapatriés » appartenait à la classe ouvrière

ou à un prolétariat urbain de petits employés.

La population était urbaine à 85 %, composée de petits fonctionnaires, artisans et commerçants,

dont le revenu moyen était inférieur de 15 % à celui des Français métropolitains.

Le niveau d'instruction dépassait rarement le certificat d'étude primaire. 5 %

seulement étaient des agriculteurs propriétaires et les très grandes fortunes se comptaient sur les doigts d'une main.

Ils ont eu mal en partant d'Algérie. Très mal.

Ils ont eu plus mal encore en débarquant sur cette terre de France, inconnue pour la plupart d'entre eux.

Une terre dont ils ne portaient en fait qu'une citoyenneté, un simple certificat de nationalité

qui avait le malheur de préciser leurs lieux de naissance.

Un morceau de papier, sans soleil, sans bruit.

Cela était-il suffisant ?

Non. Ils étaient d'abord et avant tout Pieds-Noirs d'Algérie.

L'armée coloniale et l'OAS c'était autre chose. C'était le refus de voir clair.

Pieds-Noirs ici comme là -bas, mais surtout là -bas, après le retour des contingents métropolitains

qui leur avaient collé le sobriquet, dont les différentes explications n'ont jamais fait l'unanimité.

Là -bas ils étaient chez les « Frankaoui », les « Patos ».

Ici ils étaient chez eux. En 1959 ils étaient 1.025.000, soit 10,4 % de la population vivant en Algérie.

Chez eux, depuis des générations.

Là -bas ils durent affronter les invectives racistes, notamment de la gauche communiste,

qui les caricaturait comme des colons profiteurs...


.

 

L'odeur du pays - Par: Ahmed Saïfi Benziane
Copyright © 2007 Le Quotidien d'Oran- Tous droits réservés

 

"là-bas (en France)"

"Ici (en Algérie) " ce texte a été au Quatidien d'Oran

J'ai souvent entendu critiquer les pieds noirs. Je souhaitais tenter de rétablir l'équilibre.

Il est un fait que des français de métropole ont aidé le FLN contre leurs compatriotes en Algérie.

Ce sont ceux-là aujourd'hui qui donnent des leçons de patriotisme.Ils sont fiers de se dire anticolonialistes.

Aujourd'hui ils ne risquent rien à tenir ces propos. Ils auraient dû être anticolonialistes au moment du colonialisme.

Ils n'étaient pas nés, alors ils refont l'Histoire comme si cette période était actuelle.

Ceux-là encore qui disent que notre pays n'a rien apporté de positif aux pays qu'ils ont conquis.

Mais connaissent-ils l'histoire ? s'intéressent-ils réellement à ce qui s'est passé ?

Aujourd'hui nous pouvons faire la part des choses sans passion et sans haine,  envers les uns ou les autres.


Nombreux sont les pieds noirs qui retournent dans leur pays natal et qui sont reçus comme on peut

recevoir des amis. L'accueil est toujours chaleureux...

s'ils avaient été aussi détestés, les algériens seraient-ils aussi accueillants ?

 

La torture sera le thème d'une de mes prochaines chroniques. Là encore il faut rétablir l'équilibre.

Interdire la torture...interdire les guerres...vivre dans un autre monde...utopie !



A suivre...

00:11 Écrit par Charline TABONI dans HISTOIRE/GEO | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : algerie, amour, texte, saifi benziane |  Facebook

25/09/2009

AMOUR, FOI, ESPERANCE et TEMOINS ENSEMBLE

(cliquez sur les liens en rouge)

Quatre nouvelles cloches pour l'église protestante SAINT THOMAS

"L'église Saint-Thomas, la "cathédrale protestante" de Strasbourg, a accueilli, hier matin, quatre nouvelles cloches destinées à commémorer la fête du protestantisme qui aura lieu en automne.
Elles s'appellent Amour, Foi, Espérance et Témoins Ensemble et sont arrivées tout droit de Karlsruhe (Allemagne) sur les coups de 11h, hier matin. Saint-Thomas n'avait jamais vu ça. Depuis la fin du XVIIIe siècle, l'église n'était dotée que de deux cloches qui « n'étaient plus adaptées à la musicalité voulue, explique Jean-Jacques Reutenauer, inspecteur ecclésiastique et pasteur. Coulées le 29 mai dernier à l'heure de la mort du Christ, « ces nouvelles cloches vont aussi permettre de ménager Edel », ajoute-t-il. ...

Lisa Etcheberry..."

 

Accompagnée de mon frère, ma belle-soeur et de ma fille, nous nous sommes arrêtés
devant un évènement exceptionnel : l'hélitreuillage de la dernière des quatre cloches
"Amour" qui allait rejoindre ses trois soeurs dans le clocher de l'église protestante
saint Thomas. Ces deux vidéos ont été réalisées avec mon appareil photographique.

 

LA CLOCHE S'ENVOLE

cliquez sur le rectangle devant SD pour obtenir le plein écran

 

suite et fin :

 

LA CLOCHE PRES DU NID


 

17:32 Écrit par Charline TABONI dans RELIGIONS, DOCUMENTS, | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : stthomas, eglise, protestante, amour, foi |  Facebook

 
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