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20/02/2011

SOINS PALLIATIFS

L'ACCOMPAGNEMENT DES MOURANTS UNE UTOPIE ?

 

 

  • "Nous avons la chance d'avoir dans notre établissement une équipe mobile de soins palliatifs, qui est d'un grand secours, en ce qui concerne la prise en charge de la douleur, et l'aide psychologique pour le patient et sa famille .C'est également un grand soutient pour les membres de l'équipe soignante, car leurs avis et leurs sentiments sont entendus...
  • "... Lorsque j'ai fais part au reste de l'équipe soignante de ma contrariété du fait que personne n'était présent prés du patient lors de son décès, la réaction de mes collègues et supérieures m'a écœurée.
  • Une m'a dis : « A non, moi je suis pas comme ça, une fois que j'ai fais mes soins je parts, je vais pas rester là à attendre "...

un peu contradictoire l'histoire de cette infirmière.

 

MAISON MEDICALE

 

"...L’Association fait siennes les orientations éthiques de l’Eglise catholique et s’inscrit dans le courant humaniste des soins palliatifs..."

 

UNE CULTURE DES SOINS PALLIATIFS A DEVELOPPER

 

Le film "LES YEUX OUVERTS"

soutenu par une participation financière de l'Inpes, s'inscrit dans les objectifs du
PROGRAMME NATIONAL DE DEVELOPPEMENT DES SOINS PALLIATIFS 2008 2012

qui vise à sensibiliser le grand public à la culture des soins palliatifs.

 ...Ce programme a notamment pour objectif de mettre en place 200 000 offres de prise en charge à l'horizon 2012.

Et pour ce qui est de l'accompagnement, le nombre d'équipes mobiles sera augmenté pour permettre une meilleure prise en charge des personnes en fin de vie dans les hôpitaux, les maisons de retraite ou à domicile...

 

Un plan de 230 millions d'euros en faveur des soins palliatifs

 "...A l'occasion de sa visite au centre hospitalier de Bourges, Nicolas Sarkozy a dévoilé les grands axes d'un plan pour le développement des soins palliatifs : 230 millions d'euros seront débloqués sur quatre ans et s'ajouteront aux 550 millions d'euros mobilisés chaque année.
Ils seront financés grâce aux franchises médicales..."

 

Pour quelles raisons ne proposer aux malades que cette solution ?

pour ne pas froisser un électorat religieux ?

c'est pure hypocrisie et manque de courage de la part de nos gouvernants.

 Une personne désespérée dont la médecine ne peut plus rien sauf peut-être lui offrir des
anti douleurs en attendant le dernier souffle, n' a t-elle comme extrême possibilité que le suicide ?

Le suicide n'est-il pas plus dramatique que la mort programmée et choisie par le malade ?

 Cela ressemble à une condamnation à perpétuité sans possibilité de sortir un jour.

Ce qui n'existe pas en France.

 

Nous devons avoir le choix.

 

15/02/2011

FIN DE VIE NON CHOISIE

ce texte est une reprise datant de mars 2008.

 

LE CHOIX DE JEAN 

la vidéo d'un documentaire passé il y a quelques années sur Arte... d'un homme, Jean Aebischer

qui a choisi de mourir aidé en cela d'une équipe médicale.

Ce texte je l'ai écrit en hommage à deux soeurs. 

AILLEURS

A Thérèse et à sa soeur très proche

Abandonner ce corps pour migrer vers d'autres horizons où m'attendent tous ceux que j'ai chéris qui m'ont trop tôt quittée : cet espoir est majeur pour une fin de vie !

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Le drame du départ c'est l'abandon d'un être aimé à qui l'on n'a pas encore tout dit.
La personne, ami ou parent qui accompagne est très souvent anéantie par la soudaineté de l'annonce du drame ; désarmée par la prière d'un dernier voeu émis ; brisée lorsqu'elle assiste en partageant intensément l'instant cruel du râle et du dernier soupir.

 

Présente et attentive aux désirs murmurés, au regard de détresse de cet être souffrant qui semble attendre du vivant, un prodige, un dernier souhait (souvenirs magiques auxquels on aime se raccrocher quand on a perdu Dieu)

comme le lui proposerait une fée :
-le pouvoir de différer le départ, d'abandonner ce mauvais rêve quitter la vie pour entrer chez la mort.
-sortir du brouillard étouffant dans lequel cette mort habite trop près ;
-espérer à nouveau, juste un tout petit moment le temps de se sentir respirer.

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L' impuissance et le désarroi devant le départ imminent, nous incitent aujourd'hui à redécouvrir ce que naturellement nos ancêtres accomplissaient :
-l'accompagnement en fin de vie.
-la veillée mortuaire où les membres de la famille et certains amis se relayaient près du défunt jusqu'au jour de son enterrement.
-la solidarité jusqu'au bout du chemin cette force indispensable pour accompagner aussi les vivants.

Me revient en mémoire mon propre désaroi.
Pourquoi ai-je tant pleuré et pour qui ?
Pour grand-mère Gabrielle lorsqu'elle est partie.

J'ai pleuré chaque nuit. Cachant mon désespoir bruyant sous l'oreiller de plumes,

celui qui servira à soutenir sa tête lorsqu'on l'enfermera dans la boîte vernie.

Des larmes et des larmes ont coulé généreusement en cadeau pour "Maman Melle"

afin que là haut le Jésus sache combien elle me manquait, à quel point je l'aimais.

Et puis au cathé le curé nous disait : "les morts qui sont pleurés vont tous au paradis !"

Je n'avais pas dix ans, l'âge tendre et impressionnable de l'enfance.

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Toutes ces larmes versées pour un voyage au paradis mais aussi sur mon devenir sans elle, ma grand-mère adorée !

Je ne revois plus son visage ; j'ai oublié la douceur de sa peau, il ne me reste que les photographies, seules témoins aujourd'hui.

Pendant très longtemps j'ai entretenu le souvenir du son de sa voix.
Chaque jour, plusieurs fois je me remémorais ce timbre familier, cette façon un peu agacée d'appeler mon grand-père : "Augustin, Augustin !"

Les souvenirs heureux ne se font pas prier.

La mémoire se déchaîne et envoie pêle-mêle des images muettes mais qui en disent long.

Oser vivre ce bonheur en ces instants tragiques, permet d'être plus fort que la réalité ;

de cette force nouvelle peut naître un sentiment d'être encore un vivant, et de réaliser que le temps est compté qu'il est urgent de vivre et de se préparer avec sérénité.

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Quand la paix retrouvée a remplacé l'angoisse ;
quand ceux que nous aimons sont assis près de nous qui approchons du terme ;
quand leurs regards traversent sans le voir, notre corps amoindri, pour atteindre leur horizon : fracture irrémédiable, ils ne songent plus qu'au nombre inconnu de saisons qu'ils espèrent traverser paisiblement tandis que nous, voyageurs impétrants malgré nous, d'un trop prochain voyage, n'envisageons à court terme que l'espoir illusoire de rejoindre Notre Eden !

le 21 novembre 1998

 

 

 

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Je me souviens avoir écrit ce texte pour une amie très proche qui essayait d'accompagner une soeur de 55 ans atteinte d'un cancer.
En relisant ce texte, je songeais très profondément à ma maman qui s'en est allée trois années plus tard et dont l'absence se fait grandissante.

J'ai soixante ans et ma conviction est faite.

Je prends le risque de choquer certaines et certains de mes amis lectrices et lecteurs, mais je crois qu'un débat doit être permis.
J'ai lu "LA DERNIERE LEÇON" d
e Noelle Chatelet.
Récit intense d'une fille qui tente de comprendre la décision de sa mère,
madame Jospin, de quitter la vie à qatre-vingt-douze ans.
"Fuir la vieillesse" pour entrer peut-être dans une autre vie ?
ou tout simplement parce que c'était son choix, sa volonté.
Elle était propriétaire de son corps.
C'est cela qui importe le plus, en tout cas pour moi à l'heure où l'on ne peut plus respirer sans autorisation. J'exagère à peine.

ASSOCIATION POUR LE DROIT DE MOURIR DANS LA DIGNITE

 
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