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16/02/2012

LA DETTE ALLEMANDE

Ce que je ne savais pas, je l'ai découvert en voyageant sur la toile, c'est que l'Allemagne n'avait jamais remboursé sa dette à la Grèce, dette qui lui incombait au titre de la Deuxième guerre mondiale...
Pour quelles raisons seuls les initiés, je pense aux historiens, comptent sur notre curiosité pour découvrir et comprendre l'Histoire avant de faire confiance et de prendre pour "argent comptant"
ce qu'avancent
certains économistes et certains journalistes.

 

LA DETTE ALLEMANDE ENVERS LA GRECE

 

"Peu de gens le savent, l'Allemagne n'a jamais versé à la Grèce les indemnités de guerre après l'occupation de 1941 à 1945.
De même elle n'a pas fini de payer les indemnités de la 1ère guerre mondiale.
Cette dette est exposée dans un article écrit par Emmanuel (dit Manolis) Glezos en 1995.


Manolis Glézos est une grande figure de la résistance grecque au nazisme.
Le 30 mai 1941, il avait osé, avec Apostolos Santas, monter sur le Parthénon pour y arracher le drapeau à croix gammée qui flottait sur l'Acropole d'Athènes pendant l'occupation nazie.

Son geste inspira l'ensemble des peuples soumis, De Gaule le qualifiant de
"premier résistant d'Europe" alors que l'URSS dédia un timbre à son effigie.

Son acte de défiance, un des tous premiers actes de résistance dans les pays occupés lui vaudra
d'étre condamné à mort par contumace par les Nazis, arrêté à plusieurs reprises et torturé.

Manolis Glezos a gardé
jusqu'à aujourd'hui sa capacité à s'indigner sans redouter les gaz lacrymogènes ou la violence policière.

Cet article garde toute son actualité quand on sait que le gouvernement Papandréou vient de verser
10 millions de dollars à la communauté juive de Thessalonique en dédomagement de la destruction
du cimetière juif de la ville pendant l'occupation nazie et qu'il s'apprête à saigner le pays à blanc pour satisfaire les banquiers internationaux.

Posons nous la question :
pourquoi faut-il que ce soit des Manolis Glezos et des Stéphane Hessel qui se révoltent en premier ?

La jeunesse d'aujourd'hui aurait-elle 80 ans ?


Voici la traduction de cet article édifiant, traduit par Michèle Mialane et parru dans Die Zeit.

 

NAXOS - Depuis la fin du mois dernier, des milliers de Grecs ont porté plainte devant des tribunaux grecs de leur pays contre la République fédérale d’Allemagne.
Ils exigent des dédommagements réparations pour la perte de leurs proches et d’autres dommages qu’ils ont subis durant les trois ans et demi où l’Allemagne a occupé la Grèce au cours de la
Deuxième guerre mondiale.
Les plaintes émanent de personnes privées qui ont été incitées à agir par les préfets de deux des provinces qui ont le plus souffert de l’occupation.

Il y des dizaines d’années que je demande moi aussi à l’Allemagne d’honorer envers la Grèce ses obligations au titre des deux guerres mondiales, si elle est vraiment décidée à tirer un trait sur ce
triste chapitre de l’histoire germano-grecque.

Du côté allemand, on a jusqu’ici refusé de payer des réparations au motif que lors la Conférence
de Londres en 1953, cette question avait été renvoyée à la conclusion d’un traité de paix encore à venir entre l’Allemagne et les Alliés.
Or, ce traité ne pouvait être signé qu’après la réunification de l’Allemagne. Selon le droit en vigueur, ce traité correspond à l’accord signé le 12 septembre 1990 à Moscou entre les deux États allemands
et les quatre puissances victorieuses de la Deuxième guerre mondiale (il est connu sous le non de Traité Deux plus Quatre).
L’Allemagne réunifiée est donc tenue depuis 1990 d’honorer les obligations de réparations qui lui incombent au titre de la Deuxième guerre mondiale.

Les réparations dues à la Grèce sont les suivantes :

1. Solde des réparations dues au titre de la Première guerre mondiale, soit 80 millions de marks,
au taux de change de 1938.

2. Dettes allemandes accumulées entre les deux guerres au titre du domaine du commerce bilatéral entre les deux guerres, soit 523 873 000 dollars, au taux de change de 1938

3. Réparations établies lors de la Conférence de Paris en 1946, soit 7,1 milliards de dollars US,
au taux de change de 1938 (dédommagements pour la réquisition de biens publics et privés, pillage
et destructions)

4. Droits relatifs à un emprunt forcé de 3,5 milliards de dollars que la Banque de Grèce avait dû contracter pour couvrir les frais liés au stationnement des troupes d’occupation en Grèce et à l’approvisionnement en nourriture de l’Afrika-Korps du général Rommel.

En appliquant un intérêt minimal de 3%, les experts chiffrent aujourd’hui les exigences légitimes
de la Grèce à 13 milliards de dollars US.

Ces estimations n’incluent pas les énormes pertes humaines subies par notre pays.
Sur une population de 7 millions d’habitants, la Grèce a perdu, du fait d’opérations militaires,
70 000 personnes directement et 12 000 civils indirectement ; en outre, 38 960 personnes ont
été exécutées, 100 000 (essentiellement des Grecs juifs) assassinées dans des camps de concentration et 600 000 sont mortes de faim.

La question des réparations n’est pas une simple affaire d’argent.
Elle revêt aussi une dimension politique et morale.

L’Italie, par exemple, s’est acquittée de toutes ses obligations de réparations envers la Grèce.
Il en va de même pour la Bulgarie, qui a occupé la Grèce conjointement avec l’Allemagne et l’Italie
de 1941 à 1944, et qui a tenu à réparer le tort causé par ses troupes au peuple grec.
Pourquoi l’Allemagne serait-elle exonérée de ses obligations ?
Au cours de la Deuxième guerre mondiale, les occupants nazis ont infligé à la nation grecque l‘esclavage le plus sanglant et le plus étouffant qu’elle ait jamais connu en trois mille ans d’une
histoire agitée.
Tout en étant convaincu que le peuple allemand n’a aujourd’hui plus rien de commun avec le
national-socialisme, je crois cependant qu’il doit enfin affronter le problème de l’occupation
allemande
en Grèce et assumer les réparations qui en découlent.
La Grèce ne fait qu’exiger ce qui lui est dû. Notre peuple ne cherche pas à se venger.
Il ne demandera pas non plus à l’Allemagne de s’acquitter de ses obligations en une seule fois.

Il existe des moyens de payer les réparations sans porter préjudice à l’économie allemande : bourses accordées à des étudiants et à de jeunes chercheurs grecs (en priorité à des descendants de victimes du nazisme) pour des études en Allemagne ; transfert de savoir-faire allemands ; prise en charge financière par l’État allemand de projets d’infrastructures réalisées en Grèce par des firmes
allemandes
; aide financière directe. Une commission économique commune pourrait élaborer les modalités exactes et un agenda concret.

La Grèce et l’Allemagne sont toutes-deux membres de l’UE et travaillent pour une Europe communautaire.
Une Europe unifiée unie ne peut se construire que sur l’amitié et la confiance entre ces deux pays,
et exige qu’on dépasse enfin les problèmes hérités de notre histoire commune."

JE VOUS INVITE A LIRE LES COMMENTAIRES QUI PEUVENT AIDER A LA COMPREHENSION DE CETTE INFORMATION

Il ne faut pas oublier que la grèce n'aurait peut-être pas dûe être acceptée aussi facilementaussi rapidement dans l'Union Européenne. Les gouvernants successifs de ce pays ne sont pas exempts de tous reproches.

Ce débat vous pouvez le trouver l'émission

"C dans l'air"  d'Yves Calvi de mercredi 15 février.

QUAND LA GRECE BASCULERA...

 


14/02/2012

28 décembre 1958

" J'ai donc pris la décision de mettre nos affaires en ordre et réellement. Le budget en est l'occasion, peut-être ultime, très bonne en tout cas... Nous appliquerons tout un ensemble de mesures économiques et financières qui établissent la nation sur une base de vérité et de sécurité, la seule qui puisse lui permettre de bâtir sa prospérité. Je ne cache pas que notre pays va se trouver quelque temps à l'épreuve. Mais le rétablissement visé est tel qu'il peut nous payer de tout. Sans l'effort de remise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et les espoirs qu'il comporte, nous resterons un pays à la traîne oscillant entre le drame et la médiocrité » ?

 

DISCOURS POLITIQUE

Charles de Gaulle, Allocution radiotélévisée du 28 décembre 1958 (28/12/1958)


L'appel qui m'est adressé par le pays exprime son instinct de salut. S'il me charge de le conduire c'est parce
qu'il veut aller, non certes à la facilité, mais à l'effort et au renouveau.
Depuis 7 mois, assez remplis, nous y allons, en effet, et faisons quelques grands pas sur la voie du redressement.
En vérité il était temps.
Car, à la veille du démarrage, l'unité française se trouvait sur le point de se briser, entraînant tout à l'effondrement.

Bien entendu, le danger s'étendait aux finances et à l'économie.
Dans les derniers jours de mai nous étions, à cet égard, sur la route de la catastrophe.
La balance des comptes entre ce qu'il nous fallait acheter au dehors et ce que nous pouvions y vendre
atteignait un déficit apparemment irréductible, tandis que les prêts étrangers se trouvaient presque épuisés.

D'ailleurs on ne voyait plus comment faire face normalement à toutes les dépenses de l'Etat, les impôts n'y suffisant point et le crédit semblant s'éteindre.
Enfin, les prix ne cessaient pas de monter, ainsi que l'inquiétude sociale.
Brochant sur le tout, une certaine récession se faisait déjà sentir.
Le mouvement du mois de mai, s'il apparut d'abord en Algérie, procédait en réalité de la conviction générale
que le pouvoir était impuissant devant la marée des menaces, y compris, naturellement, celles qui pesaient sur notre économie.

La confiance du pays nous a permis, dans ce domaine comme dans les autres, de renverser la tendance et de parer au plus pressé.
Cependant, la situation demeure précaire, c'est-à-dire dangereuse.
Quand on mesure les espoirs que nous apportent la nombreuse jeunesse venue au monde depuis la guerre,
le pétrole, le gaz et l'uranium découverts, notre outillage en progrès, nos élites nouvelles surgissant du fond
du peuple, notre association avec la Communauté, l'élargissement imminent du marché européen, on est saisi
à la fois par l'impatience et la résolution.

Avec mon gouvernement, j'ai donc pris la décision de mettre nos affaires en ordre réellement et profondément. Le budget en est l'occasion, peut-être ultime, très bonne en tout cas.
Nous avons adopté et, demain, nous appliquerons tout un ensemble de mesures financières, économiques, sociales, qui établit la nation sur une base de vérité et de sévérité, la seule qui puisse lui permettre de bâtir
sa prospérité.
Je ne cache pas que notre pays va se trouver quelque temps à l'épreuve.
Mais le rétablissement visé est tel qu'il peut nous payer de tout.

...Tout à l'heure, monsieur Pinay, ministre des finances et des affaires économiques, vous indiquera avec précision quelles dispositions sont prises.
En voici l'essentiel...
...En revanche, augmenter de 245 milliards, c'est-à-dire de 25 pour 100, le montant des investissements qui sont notre richesse future et ouvrent carrière à notre jeunesse.
Voilà de rudes dispositions ! Je ne sais que trop ce que dans l'immédiat elles coûteront à beaucoup.
Mais je les crois efficaces, je les tiens pour nécessaires, et je suis sûr qu'en définitive tout le monde tirera
profit de l'équilibre ainsi réalisé...

...Comme on peut s'attendre à ce qu'il en résulte, au moins momentanément, quelque hausse du niveau des prix, le gouvernement prend aussi des mesures relatives au pouvoir d'achat, de celui surtout des Français dont le revenu est plus modeste...

...Dans le monde d'aujourd'hui rien ne vaut que par comparaison.
Or nous sommes actuellement, vis-à-vis de l'extérieur, dans une situation économique diminuée.
Empêchés d'importer et d'exporter suffisamment, endettés, privés de crédit alors que nos produits, notre technique, nos capacités, sont à hauteur de toutes les concurrences, nous sommes loin d'atteindre au large niveau d'échanges qui développerait notre activité. Ce qu'il y a d'artificiel dans la valeur de notre monnaie provient, certes, du déséquilibre de nos affaires, mais n'en est pas moins une cause permanente de
difficultés...

...Cet ensemble, dont toutes les parties se tiennent et se complètent, cet ensemble est grave mais essentiel. Sans l'effort de remise en ordre avec les sacrifices qu'il requiert et les espoirs qu'il comporte, nous resterions
un pays à la traîne, oscillant perpétuellement entre le drame et la médiocrité.
Au contraire, si nous réussissons la grande entreprise nationale de redressement financier et économique, quelle étape sur la route qui nous mène vers les sommets !
C'est le voeu que je forme à l'adresse de toutes et de tous tandis qu'approche la nouvelle année.

Peuple français, grand peuple ! Fierté, courage, espérance !

Vive la République ! Vive la France !"

 
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