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25/09/2014

Aux candidats djihadistes, j'aimerais dire ceci.

Un prêtre parle:

"De retour en France, je continue à vivre dans les quartiers.

Je suis fixé à Strasbourg.

Au programme : médiations, action de solidarité, compagnonnage

avec les chrétiens engagés dans le travail social, implication dans le

partenariat entre générations, cultures et religions.

De temps à autre et à la demande des travailleurs sociaux et des

universités, j'assure des formations. Et j'écris. Et je passe du temps

dans les quartiers chaque soir. Et je prie. J'habite un studio. C'est

dans un immeuble de 130 logements situé dans le quartier gare de

Strasbourg. ..

...Et la voix ajoute :

« dis toi bien ceci : quand on cogne sur les plus faibles, quand on

maltraite les exilés, tu dois t'interposer, même au péril de ta vie. Et

quand les nouveaux doctes des religions se comportent en

mandarins, fais ce que tu dois faire.

La religion n'a que faire des potentats ou de mercenaires. »

Et la voix ajoute : « Qu'ils retournent à la théologie ; qu'ils

rayonnent la foi, la sagesse, la justice et l'humanisme. »

Et la voix m'exhorte avec insistance : « réfléchis, prie, intercède,

mais jamais en « solo » ; joue « collectif » !

Retiens-bien cela. »

 

La voix me glisse à l'oreille : « Et pense aux moines de Tibhirine, en

Algérie, eux aussi égorgés et décapités.

Tu as fais retraite chez eux à tant de reprises...

Christian de Chergé, frère Luc...

Ils disaient que s'ils se taisent, eux les moines, les pierres du

ruisseau hurleront. » (en référence à une parole de Jésus dans saint Luc.)...

Ce prêtre est sorti de l'enfer de BEYROUTH

06/08/2014

CHRISTIAN NOTRE GRILLON

L'ARBRE ET LA GRAINE

Benoît MARCHON

Ne dites pas : mourir ; dites : naître. Croyez.
On voit ce que je vois et ce que vous voyez ;
On est l’homme mauvais que je suis, que vous êtes ;
On se rue aux plaisirs, aux tourbillons, aux fêtes ;

On tâche d’oublier le bas, la fin, l’écueil,
La sombre égalité du mal et du cercueil ;
Quoique le plus petit vaille le plus prospère ;
Car tous les hommes sont les fils du même père ;

Ils sont la même larme et sortent du même oeil.
On vit, usant ses jours à se remplir d’orgueil ;
On marche, on court, on rêve, on souffre, on penche, on tombe,
On monte. Quelle est donc cette aube ? C’est la tombe.

Où suis-je ? Dans la mort. Viens ! Un vent inconnu
Vous jette au seuil des cieux. On tremble ; on se voit nu,
Impur, hideux, noué des mille noeuds funèbres
De ses torts, de ses maux honteux, de ses ténèbres ;

Et soudain on entend quelqu’un dans l’infini
Qui chante, et par quelqu’un on sent qu’on est béni,
Sans voir la main d’où tombe à notre âme méchante
L’amour, et sans savoir quelle est la voix qui chante.

On arrive homme, deuil, glaçon, neige ; on se sent
Fondre et vivre ; et, d’extase et d’azur s’emplissant,
Tout notre être frémit de la défaite étrange
Du monstre qui devient dans la lumière un ange.

11:16 Écrit par Charline TABONI dans CITATIONS - VERSCirCulez, HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

 
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