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31/07/2011

NOSTALGIE... LES 3 CLOCHES

Jean Villard, dit Gilles ou Jean Villard-Gille compositeur des 3 CLOCHES en 1939

chantée en1940 par Edith Piaf avec Les Compagnons de la Chanson

 

Edith PIAF AUX USA 1946 chante la fin de la chanson

Edith chante EN ANGLAIS

LES COMPAGNONS DE LA CHANSON

Tina ARENA LES 3 CLOCHES

Mireille MATHIEU

THE BROWNS THREE BELLS

Ray CHARLES

Franck SINATRA

Andrew sisters

 

En Italien

Le tre Campane

Paolo e CHORUS


 

Village au fond de la vallée,
comme égaré, presqu'ignoré.
Voici qu'en la nuit étoilée
un nouveau-né nous est donné.
Jean-François Nicot il se nomme.
Il est joufflu, tendre et rosé.
A l'église, beau petit homme,
demain tu seras baptisé.

Une cloche sonne, sonne.
Sa voix, d'écho en écho,
dit au monde qui s'étonne:
"C'est pour Jean-François Nicot.
C'est pour accueillir une âme,
une fleur qui s'ouvre au jour,
à peine, à peine une flamme
encore faible qui réclame
protection, tendresse, amour."

Village au fond de la vallée,
loin des chemins, loin des humains.
Voici qu'après dix-neuf années,
cœur en émoi, le Jean-François
prend pour femme la douce Elise,
blanche comme fleur de pommier.
Devant Dieu, dans la vieille église,
ce jour, ils se sont mariés.

Toutes les cloches sonnent, sonnent,
Leurs voix, d'écho en écho,
merveilleusement couronnent
la noce à François Nicot.
"Un seul cœur, une seule âme",
dit le prêtre, "et, pour toujours,
soyez une pure flamme
qui s'élève et qui proclame
la grandeur de votre amour."

Village au fond de la vallée.
Des jours, des nuits, le temps a fui.
Voici qu'en la nuit étoilée,
un cœur s'endort, François est mort,
car toute chair est comme l'herbe,
elle est comme la fleur des champs.
Epis, fruits mûrs, bouquets et gerbes,
hélas! vont en se desséchant...

Une cloche sonne, sonne,
elle chante dans le vent.
Obsédante et monotone,
elle redit aux vivants:
"Ne tremblez pas, cœurs fidèles,
Dieu vous fera signe un jour.
Vous trouverez sous son aile
avec la vie éternelle
l'éternité de l'amour."



 


JAMAIS SATISFAITE

j'ai en vain cherché le texte traduit en anglais et en italien.

 


 

 

 

30/07/2011

AU REVOIR CRABILLOU

LE 12/03/2006

Crabillou écrivait sa première chronique :

 

"LA MORT DU CAMPAGNOL...

 

Depuis plusieurs jours déjà il sentait qu'il était en danger.
Pourtant,il avait bien choisi son refuge.
Depuis l'été dernier,quand il avait quitté le nid familial,creusé au pied d'un pommier,chassé par sa mère,ainsi que ses six frères et soeurs,il avait du se débrouiller seul.
Il n'était pas allé très loin, il était resté dans le même secteur,exposé à tous les dangers,mais profitant d'une nourriture abondante.
Il avait creusé son abri dans le talus,près d'un tas de feuillages,d'herbes sèches,où régulièrement l'homme qui venait souvent là jetait des feuilles de chou,des fanes de carottes,et tout un tas de choses bonnes à manger.
Dès qu'il entendait du bruit,vite,il se jetait dans son trou.
Mais le danger ne venait pas de cet homme,tout les campagnols qui avaient vécu là le savaient,le Crabillou-c'était son nom-n'était pas dangereux.
Certains se souvenaient l'avoir vu,surpris sous un tas de feuilles ou de débris où ils se croyaient à l'abri,mais l'homme les laissait fuir.
Ce n'était pas par contre le cas de la chienne énorme,aussi grosse qu'un loup,qui l'accompagnait.
Guidée par on ne sait quel fluide,immanquablement,elle visitait tous les terriers du champ.
Quelle frayeur,lorsqu'elle engageait en soufflant son museau dans l'entrée du refuge.
Il n'y avait qu'une solution,vite,très vite se blottir au plus profond du trou,ou s'enfuir par une autre galerie,pendant que la bête aux dents monstrueuses creusait frénétiquement pour agrandir le trou.
Et elle était là,comme hier et avant-hier.
Depuis longtemps,ils ne venaient plus,l'homme et la chienne.Sans doute faisait-il trop froid.
Le petit animal avait fort bien passé l'hiver,partageant son temps entre quelques expéditions sous le pommier où il se régalait des pommes à moitié gelées,et de somptueuses agapes sur le tas de déchets,profitant des trésors jetés là...
Mais depuis quelques jours,plus de neige,un peu de soleil qui réchauffait le sol.
Alors ils étaient revenus.
Il sentait le souffle chaud de la chienne qui creusait en grognant...elle se rapprochait...il fallait fuir!
Il n'était plus qu'une petite boule de peur.
Le coeur prêt à éclater,saisi de panique,il se rua dans la galerie du fond et sortit.
Une masse énorme le plaqua au sol,puis il fut happé tout entier,il sentit ses os craquer.
Il retomba au sol,pantelant et brisé.
Une voix au loin cria:
Olga,ma fille,viens on rentre.."

Puis la vie le quitta."

Je garde de lui un souvenir complexe.

C'était un homme très sensible qui aimait la provocation dans ses chroniques.

J'ai mis du temps à comprendre...trop de temps car la vie, les jours, les mois, les

heures coulent trop vite, notre souffle est si court, nous sommes si faibles.

A Dieu Crabillou !

19:02 Écrit par Charline TABONI dans HOMMAGES | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : alain, crabillou |  Facebook

 
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