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20/05/2008

PATIENCE ET LONGUEUR DE TEMPS...

Je travaille. Je fouine.

Je m'écorche les neurones pour trouver une idée

qui puisse vous faire oublier les vicissitudes

de la quotidienneté de la vie,

pour certains d'entre nous, 

ou simplement pour vous distraire

autrement pendant trois jours

comme la semaine dernière.

Je compte sur vous pour inviter tous vos amis,

nos amis
 
Soyons nombreux

Soyons heureux

de nous retrouver

demain je vous en dirai plus

sur mon projet.

 


A quelle occasion ai-je pondu cette prose ?

un jour de grand impatience certainement.

Appelons cela un coupe-faim 

 

PATIENCE


Attendre aujourd’hui un nouveau paysage ;
Attendre encore l’amour de ceux qui nous entourent;
Attendre toujours plus chaque jour...

J’attends dès aujourd’hui l’avenir qui surprend...

J’attends, j’attends, j’attends...

Patience mon ange, je réfléchis ;
Patience la Vie,
Accueille les bons moments !

La vie à pleines dents croque trop rapidement
les secondes
qui grondent

N’attends plus,
bouge ton... séant,
va donc de l’avant !

Il te pousse le temps
me dis-je très souvent.

mars 1998 

Charline Taboni Bassé

 

 

Pour vous remercier de votre indulgence,

un vrai poème : LE LAC

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

"Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

"Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons !"

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

Alphonse de Lamartine (1790-1869),

Méditations poétiques (1820)

 

medium_pano-lac-du-bourget.jpg
Image dans son contexte original, sur la page www.webmontagne.fr/couenne/Col-du-Chat.html.

13:55 Écrit par Charline TABONI dans CITATIONS - VERSCirCulez | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook

Commentaires

Coucou Charlines, tu organises une nouvelle fête ?
Gros bisous et très bonne soirée,
------------------------------------------------------------
en fait exceptionnellement j'organise un hommage

patiente je prépare la surprise
Charline

Écrit par : Muad' Dib | 20/05/2008

Superbe texte, on reconnait là tout le talent de lamartine
oh là là j'ai pris énormément de retard ce week-end
Bisous

Écrit par : corinne | 20/05/2008

Ha ha !! je passerais voir ! bonne journée

Écrit par : vinnce | 21/05/2008

Coucou Charline !
Mes temps ADSL ne sont pas faciles mais patience, cela commence à s'arranger.
Ravie de découvrir ton site...et de relire ces poèmes.
A bientôt.
Bonne journée. Gros bisous :0010:

Écrit par : siratus | 21/05/2008

il est magnifique ton blog , avec plein d'idées en cours !!! c'est génial !
je repasserai te voir ?
quand à mes superbes bouquets ( sans photo) je ne puis faire partager la beauté, quel domage
mon ordi est équipé simplement ,il ne prend pas tout ,même pas le son ! les choses :très simple me convenait bien et maintenant , cela ne suffit plus !!!
en attendant ,ça roule quand-même ?

amitiées

Écrit par : marie-thedebonnevalebonneval | 21/05/2008

Les commentaires sont fermés.

 
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