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10/03/2008

CONCOURS D'ECRITURE Récit policier

RECIT POLICIER (voir texte CONCOURS D'ECRITURE A CONTRAINTE)

  merci  PAPYDOM

Rappel des mots à utiliser :

amertume
bouline (ancien terme de marine qui désignait une corde ; aujourd'hui utilisé en créole haïtien dans l'expression à toute bouline qui signifie à toute vitesse)
brousse
déambuler
espérance
farfadet
lumière
ombellifère
tactile
tataouiner (mot québécois qui signifie tergiverser)

Je vous invite à retrouver tous les mots dans le texte.


LE LOUP AU BAR

Elle traînait son amertume assise au bar, sirotant un mezcal. Le mezcal est extrait d'une agave appelée maguey qui demande huit à douze années d'existence pour atteindre la maturité exigée pour obtenir ce miracle alcoolisé et médicinal mexicain.
Gaston le farfadet l'aborda tel un marin avide d'écouler un trop plein d'énergie emmagasiné depuis plusieurs semaines sur le pont du navire le plus gros du pays. Gaston était, vous l'avez deviné, petit mousse.
Cette gonzesse en mal d'amour, c'est ainsi qu'il l'avait jugée illico, accepterait sans hésiter un petit voyage au septième ciel.

Un tantinet titubant suite à une soirée inoubliable, il déambula jusqu'à l'endroit où était accoudée sa proie. Il la salua tel un prince éméché. Lorsqu'il tenta de se relever, il cogna fortement son crâne dégarni, malgré son jeune âge, sur le coin d'une table mal placée. Il s'aplatit lourdement, le nez en éclaireur, et s'évanouit sur le sol ensanglanté .

Les éléphants roses le poursuivaient dans une brousse qu'il connaissait. Il courait à toute bouline sans se retourner en écrasant escargots et ombellifères. Il ne tataouinait pas, il fonçait droit devant lui, à perdre haleine. Il saignait des pieds et une douleur étrange coupait sa respiration ; il geignait mais reprenait sa course effrénée. Son amertume était profonde et l'espérance de revoir ses parents s'éloignait à chacun de ses pas.
Brutalement il s'écroula. Il frissonna lorsqu'il ressentit au poignet une emprise tactile et inhumaine qui tentait difficilement de l'emporter en le traînant dans une flaque glacée et sanguinolente. Ses deux mâchoires bruyamment se rejoignaient en un rythme macabre.

Gaston, transi, se réveilla. La lumière du jour pénétrait à travers les barreaux de sa cellule.
Le gardien lui apporta un café. Les ennuis ne faisaient que commencer.
Il ne serait jamais capitaine du cargo "Le Baraulou".

20:35 Écrit par Charline TABONI dans ATELIER D'ECRITURE | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

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